Marketing Digital et E-commerce

Le Web 3.0 et les objets connectés

Objets connectés : près de 5 ans après l’apparition du terme web 3.0, cette notion suscite toujours autant de questions pour les entreprises, d’autant que dans la pratique beaucoup d’articles et de conseils sont tournés sur le 2.0. Le web 3.0, aussi appelé parfois « web squared », correspond à un internet des objets dans lequel internet se transforme en un véritable écosystème informationnel et où le web tente de donner davantage de sens aux données. Si on se réfère à différentes définitions ou recherches sur le sujet, le web 3.0 regrouperait les trois composantes suivantes : le web sémantique, le web mobile et le web des objets. Ces derniers mois ont été riches en annonce de lancement de produits technologiques innovants et « 3.0″, c’est pourquoi j’ai choisi de faire un focus sur phénomène qui  prend une ampleur considérable…

Web 3.0 : l'internet des objets connectés

Web 3.0 : l’internet des objets connectés

Le web des objets : la troisième dimension du web 3.0

Le web des objets, ou « Internet of things » pour la version anglophone peut se définir comme un réseau d’objets connectés à internet, équipés de capteurs intelligents qui communiquent entre-deux, avec des banques de données, mais également, dans certaines situations, directement avec les gens.

L’objectif principal du web des objets est d’inclure l’architecture utilisée sur le web classique à des objets physiques afin de réduire l’écart entre le monde numérique et le monde physique. Ainsi, le web des objets serait un croisement d’outils et de systèmes permettant l’exploitation d’objets connectés et des données qu’ils enregistrent grâce à ressources embarquées, tout ceci étant accessible par des services web.

Le Web 3.0 et les objets connectés : l'ère du big data et du croisement de données issues d'une multitude de sources.

Le Web 3.0 et les objets connectés : l’ère du big data et du croisement de données issues d’une multitude de sources.

Le web des objets n’est pas un phénomène de mode

L’internet of things, n’est pas un phénomène de mode, mais bien un mouvement de fond, en témoigne par exemple les propos tenus en 2012 par Loïc Le Meur dans une interview sur Itespresso : « C’est le thème qui suscitait le plus d’activité entrepreneuriale dans la Silicon Valley en 2012,  plus de la moitié des dossiers sont liés aux objets connectés, enrichis par leur connexion à internet et leurs interactions avec les autres internautes […] l’internet des objets c’est la conjonction du matériel et du logiciel, enrichie par nos interactions sociales sur le web ou le mobile. »

Pour preuve de ce marché technologique d’envergure pour les années à venir, les statistiques prévisionnelles de la GSMA (GSM Association) anticipent sur le chiffre de 24 milliards d’objets connectés en 2020, tandis que Cisco estime lui que ce marché représentera 50 milliards d’objets connectés.

Les objets connectés seront donc de plus en plus présents dans le quotidien des consommateurs. C’est un fait, que ce soit à la maison, sur le corps, en ville, au travail ou au sport. Les principales tendances qui se dégagent vont vers quatre domaines d’applications.

Le Web 3.0 et les objets connectés : l'ère du big data et du croisement de données issues d'une multitude de sources.

Le Web 3.0 et les objets connectés : l’ère du big data et du croisement de données issues d’une multitude de sources.

Les 4 tendances émergentes des objets connectés

  1. Les objets qui collectent et analysent les données : ces objets collectent des données sur leur utilisateur, les analysent et lui apportent les résultats. Il est possible aussi de les comparer avec d’autres utilisateurs du réseau. Le secteur d’activité porteur aujourd’hui est celui de la santé et du bien-être. Par exemple le bracelet Nike+ Fuelband, qui profite en plus d’une dimension communautaire et sociale très forte.
    Bracelet connecté Nike Fuelband

    Bracelet connecté Nike Fuelband

  2. Les objets qui reconnaissent leur utilisateur : ces objets obéissent à leur utilisateur via une reconnaissance du téléphone (Bluetooth, NFC, voix…). Par exemple, August Smart Lock, une serrure qui contrôle les entrées et sorties d’une maison via une poignée connectée et accessible via une application mobile ou un ordinateur.
    August Smart Lock : la serrure connecté au smartphone

    August Smart Lock : la serrure connecté au smartphone

  3. Les objets qui sont portés par les utilisateurs : ces objets se portent sur le corps et sont dotés de multiples fonctions aussi bien de collectes de données que de services au quotidien. C’est par exemple le cas des Google Glass, qui sont en passe de bouleverser les usages du digital et réduire encore davantage la frontière entre le monde physique et le monde numérique.
    Google Glass, les lunettes à réalité augmentée et connectées au web.

    Google Glass, les lunettes à réalité augmentée et connectées au web.

  4. Les objets qui sont des applications tangibles : ces objets sont pensés, produits et vendus afin d’apporter une solution innovante répondant à des besoins du quotidien. Mais de par leur fort degré d’innovation, ils peuvent aussi créer le besoin. Par exemple Evian Smart Drop, un magnet qui se colle sur le frigo sur lequel il est possible de passer une commande d’eau directement depuis la cuisine. Il suffit pour cela de s’inscrire au préalable sur le site dédié Evian chez vous.
Evian Smart Drop : concrètement, cet objet connecté en forme de goutte d’eau est doté d’un écran LED et fonctionne en Wifi. L’utilisateur est invité à sélectionner la taille et la quantité de bouteilles ainsi que la date et le créneau horaire pour la livraison.

Evian Smart Drop : concrètement, cet objet connecté en forme de goutte d’eau est doté d’un écran LED et fonctionne en Wifi.
L’utilisateur est invité à sélectionner la taille et la quantité de bouteilles ainsi que la date et le créneau horaire pour la livraison.